DOCUMENTAIRE

PAUL DANS SA VIE
de Rémi Mauger
2005

99 min

Couleur - 4/3 - Stéréo
France
LE SITE DU FILM

C'est aussi un livre magnifique...

L'HISTOIRE
Paul Bedel aura bientôt soixante quinze ans. Il est vieux garçon, paysan, pêcheur et bedeau. Il vit dans une ferme d’un autre âge avec ses deux soeurs cadettes, célibataires elles aussi.Cette année, ils raccrochent : «Ça va faire un
vide dans le paysage…». Leur territoire, c’est le cap de la Hague.L’air y est vif, les vents imprévisibles, le granit rugueux, l’horizon immense. Ici, Paul a résisté aux sirènes de la modernité, soucieux de préserver et cultiver son lien à la nature. Au XXIe siècle, il nous l’offre en héritage.


Après son film, Paul Bedel est dans la vie des autres - François Simon, Ouest France - 2 janvier 2007
(…)
En mai, le film Paul dans sa vie sort sur les écrans. Depuis, Paul Bedel, jeune premier de 76 ans qui y tient le premier rôle, a chaviré ses 40 000 spectateurs. « Je n'aurais jamais pu penser qu'il serait arrivé un truc comme ça à un vieux machin comme moi. » 1 300 visiteurs sont venus toquer à la porte de sa ferme d'Auderville, dans le Cotentin. Le facteur de la pointe de la Hague y a acheminé près de 450 lettres. Le téléphone a sonné, sonné, sonné. Le 10 novembre, le sous-préfet de Cherbourg a même accroché la médaille du mérite agricole au revers de son veston.
Il lui est arrivé une grande marée de gens depuis que le film de Rémi Mauger et Guy Milledrogues est à l'affiche. Ils sont venus de loin : « Des Pyrénées-Orientales, de Belgique. J'ai vu une Australienne. Ils sont venus tout gentiment. J'en suis heureux. » Et que lui disent-ils, les gens, à Paul ? « Des choses incroyables. Ils me confient des secrets que je garde secrets. Ils me disent qu'ils me sont redevables de ma vie. Moi, je me sens redevable de la leur. Ils ont droit à un café. J'ai dû verser mille tasses de café. »

Sur la table lustrée, trois cahiers d'écolier font office de livre d'or. Paul est devenu une sorte de pèlerinage des anonymes touchés par une grâce de rien du tout et importante à la fois. Qu'est ce qui les a touchés si profondément · « ça les a fait réfléchir sur leur propre vie de voir la mienne. Le monde s'aperçoit qu'il a perdu quelque chose d'essentiel. » Quoi donc, Paul ? « La simplicité. » Un ange passe. Un ange plein d'humilité.
Le reste du temps, Paul a repris sa vie, celle qui lui va si bien depuis si longtemps. Il remplit chaque jour ses « bréviaires », les agendas où il note l'écume des jours. Exemple, le 10 juin : « La charrue ne pique pas. Très sec. Vent d'est-nord-est. Quatre personnes de Thury-Harcourt sont passées. »

Les vaches vendues, plus de traite pour le retraité. Plus d'astreinte et d'obligation. Ce n'est pas pour déplaire à cet homme qui a posé la liberté au-dessus de tout : « C'est vrai, j'ai mis le matériel à mon service. Et jamais je ne me suis mis au service du matériel. » À la saison, il laboure encore ses deux champs, au son mélodieux du moteur d'Aronde modèle 1956 de son fier engin agricole. Il le faut, sinon « le tracteur s'ennuierait ».

Et le film ? Après la Normandie, la Bretagne le découvre. Il a été projeté au Québec. Des copies en néerlandais et en italien sont dans la seringue. Un DVD sortira cette année. Le film, Paul le visionne de temps à autre sur son magnétoscope. Alors, comment tu te trouves, Monsieur Bedel ? « Je trouve que je me ressemble. À chaque coup, je pleure une larme. »

LA PRESSE
“Paul dans sa vie est le prototype de beaux films sur l’héritage, la transmission.
Le Monde

Une sagesse et une authenticité aussi rares méritent le déplacement.
Première

Un portrait terriblement sensible et attachant.
Zurban

Une esthétique qui sort du lot commun.
Une œuvre belle et forte qui transforme celui qui la regarde.
La Croix

Servi par la caméra de Guy Milledrogues, ce film, ode à la communion entre l’homme
et la nature, rappelle les tableaux de Millet.
Télérama

De façon paradoxale, troublante, délicieuse, cet immobilisme ne ferait-il pas de Paul une sorte d’avant-gardiste ayant conservé un sens de la nature que beaucoup essaient de retrouver ? Rémi Mauger capte l’étrange beauté de ce personnage avec une sensibilité rare.
Télé-Ciné-Obs

Bien plus qu’une image ou un symbole, une leçon de vie.
Le Figaro

Portrait concret et poétique…Drôle, émouvant, authentique.
On aime beaucoup.
Studio

Avec pudeur, Paul ouvre sa boîte à souvenirs et son cœur simple et beau.
L’expansion

Une complainte douce et légère.
La Presse de la Manche

Une parenthèse enchantée.
Métro

Chaudement recommandé.
Libération


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