FICTION
ET LA VIE CONTINUE
de Abbas Kiarostami
Iran - 1991
91 min - VOSTF
Couleurs - 4/3 - Stéréo

LE DVD

Une production Kanoon


L'histoire :
Après le tremblement de terre de 1990 qui a ravagé le nord de l’Iran, un cinéaste et son fils tentent de rejoindre le village de Koker situé au centre de la catastrophe. L’homme s’inquiète de savoir si les deux enfants qui avaient joué dans Où est la maison de mon ami ? sont encore en vie. Il interroge les passants en leur montrant une photo du film de Kiarostami. Le cinéaste réalise alors que la vie continue…

“ L’option dédramatisée, à rebrousse-poils de tous les pathos fait l’humanité, le culot et l’incroyable liberté de ton de Et la vie continue. ” Libération

Abbas Kiarostami quitte ses parents à 18 ans après avoir réussi le concours de la Faculté des Beaux-Arts de Téhéran. Il finance ses études en travaillant la nuit comme employé de la circulation routière puis est engagé au début des années 60 par la société Tabli Film pour qui il réalise près de 150 spots publicitaires.

En 1969 il fonde le département cinéma de l'Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes et y réalise plusieurs courts-métrages dont Le Pain et la Rue remarqué dans des Festivals en 1970. Il signe son premier long métrage Le Passager en 1974 et continue durant les années 70 et 80 à créer autour du thème de l'enfance avec Les Elèves du cours préparatoire (1984) et Ou est la maison de mon ami? (1987).

A partir des années 80, Abbas Kiarostami se recentre sur des personnages adultes avec des interrogations plus métaphysiques (Et la vie continue, 1991) et un questionnement sur le cinéma (Au travers des oliviers, 1994). Cette nouvelle inspiration va cependant toujours de paire avec une absence d'effets qui caractérise sa mise en scène avec cependant une créativité renouvellée par l'emploi de la DV dans ABC Africa et Ten.

Malgré une description nuancée de la société iranienne (Close up, 1990), Abbas Kiarostami a souvent eut maille à partir avec le gouvernement théocratique et a dû réaliser ses films dans des conditions difficiles. Mais grâce à sa consécration internationale avec une palme d'or à Cannes en 1996 pour Le Goût de la cerise suivie d'un Grand Prix Spécial du Jury à Venise en 1999 pour Le Vent nous emportera, il est devenu un cinéaste incontournable dans son pays.

Texte issu du site allocine.fr


filmsduparadoxe©2005