
L'histoire : Nouadhibou est une petite ville de pêcheurs arrimée à une presqu'île de la côte mauritanienne. Abdallah, un jeune Malien âgé de dix-sept ans, y retrouve sa mère, en attendant son départ vers l'Europe. Dans ce lieu d'exil et de fragiles espoirs, le jeune homme, qui ne comprend pas la langue, tente de déchiffrer l'univers qui l'entoure :
Nana, une sensuelle jeune femme qui cherche à le séduire ; Makan, qui, comme lui, rêve de l'Europe ; Maata, un ancien pêcheur reconverti en électricien et son apprenti disciple, Kahtra. C'est lui qui enseigne à Abdallah la langue locale pour que ce dernier puisse rompre le silence auquel il est condamné...
La presse
Aden - Philippe Piazzo
De toutes ces petites histoires, Abderrahmane Sissako tisse un poème visuel aux couleurs et lumières somptueuses, une succession de tableaux tristes et gais qui en forment un très grand et très beau.
Les Inrockuptibles - Vincent Ostria
L'électricité, la vie, l'exil, la mort, le karaoké : autant de sujets hétéroclites déclinés dans l'un des films les plus ludiques et décalés qui nous soient venus d'Afrique. Superbe.
Chronic'art.com - Jean-Philippe Tessé
A l'image de l'interminable train qui glisse lentement sur le sable du désert sans que le paysage donne l'impression de bouger, le film de Sissako est un voyage immobile, une belle promesse de bonheur.
MCinéma.com - Jean-Luc Brunet
Simple, poétique et bouleversant.
Zurban - Eric Quéméré
Ce ballet, Abderrahmane Sissako l'orchestre tranquillement, sans nous encombrer d'une intrigue ou de détails biographiques qu'il juge manifestement superflus. Ce qui compte ici est de se laisser porter par la beauté des images poétiques égrenées par le film, sans chercher, pour une fois, à savoir ce qu'il adviendra "après"...
Les Echos - Annie Coppermann
Le bonheur, ici, n'est bien sûr pas dans le pré, mais pas non plus dans le désert, ni même, sans doute, au bout de la piste ou du voyage en mer... Découvert dans la section " Un certain regard " en mai dernier, un très beau film.
Le Figaroscope - Emmanuèle Frois
Beauté poétique des images avec le désert à l'infini comme celle des rêves qui parfois se brisent...
Le Parisien - Pierre Vavasseur
Une façon de partir pour un réjouissant voyage, à condition de se contenter, comme Abdallah, d'écouter et de regarder.
Télérama - Louis Guichard
Passé par Cannes et passé sur Arte (en juin dernier), le nouveau film d'Abderrahmane Sissako mérite cette sortie en salles, non comme une médaille, mais comme la chance d'être vu hors de tout réflexe zappeur. L'attente est son sujet, sa matière, la source de sa beauté.
Le réalisateur Après une enfance au Mali, Adberrahmane Sissako est formé à l'Institut fédéral d'Etat du Cinéma à Moscou. C'est là qu'il tourne ses premiers courts métrages dont Octobre, présenté en 1993 dans la section "Un certain regard" du Festival de Cannes.
Réalisateur de La Vie sur terre (1998) présenté par Arte dans le cadre de sa sélection "2000 vu par... ", Adberrahmane Sissako retourne sur la Croisette en 2002 pour En attendant le bonheur, lauréat du Prix de la critique internationale, dans lequel il dénonce l'impuissance des pouvoirs publics africains et les politiques anti-immigrations des pays occidentaux. Les relations Nord / Sud sont une nouvelle fois abordées en 2006 dans Bamako, fable humaniste projetée à Cannes en Sélection Officielle Hors Compétition.
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