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PHILIPPE
AVRON |
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ALBUM PHILIPPE AVRON |
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4 films de Jean-Gabriel Carasso et Jac Chambrier |
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2006 |
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Durée
: 265 mn |
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Couleur - 2 DVD - 4/3 |
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France |
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"Dur métier que de faire rire les honnêtes gens" Molière |
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Philippe Avron est décédé le 31 juillet 2010 à Paris. Auteur de théâtre et comédien d’exception, chercheur permanent, éternel jeune homme au sourire épanoui, créateur infatigable, écrivain, peintre, émetteur d’ondes positives, Philippe Avron sait s’émerveiller du monde, des hommes et des idées, ose ces "associations inouïes" si chères à Deleuze, s’enthousiasme pour un texte de Montaigne, fait d’un geste ou d’un signe surgir sur scène une multitude de personnages truculents, manie l’humour avec bonheur, donne le rire en partage.
Il avait débuté sa carrière auprès de Jean Vilar et de Benno Besson, avec lequel il fut notamment Hamlet et le juge Azdak dans «Le cercle de craie caucasien» de Bertolt Brecht. Depuis quelques années, auteur et interprète, seul en scène, il avait créé avec succès des spectacles alliant humour et poésie qui lui ont valu plusieurs récompenses, dont deux fois le Molière du «meilleur one man show», avec «Je suis un saumon» en 1999 et «Le Fantôme de Shakespeare» en 2002. Sa dernière création, «Montaigne, Shakespeare, mon père et moi», était programmée au Théâtre des Halles d’Avignon jusqu’au 29 juillet 2010, mais il avait dû l’interrompre et être hospitalisé à la suite d’un malaise en scène. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a rendu hommage au «grand homme de théâtre et de passion». «Artiste au talent complet, homme de création, interprète, humoriste, acteur de cinéma, il a vécu son art comme un pur-sang en toute liberté jusqu’aux derniers jours de sa vie», a-t-il déclaré dans un communiqué. Philippe Avron avait découvert le théâtre à Avignon, en assistant à une représentation d’«Antigone» de Sophocle, montée par Jean Vilar, qu’il avait ensuite rejoint, jouant entre 1960 et 1964, dans des pièces de Goldoni, de Lope de Vega, de Molière. Hamlet, Sganarelle, Don Juan Élève de Jacques Lecoq, il a été le complice de Claude Evrard, avec qui il a écrit nombre de sketches humoristiques, et tourné en tandem avec succès dans les années 1970-1975, dans les cabarets de la rive gauche, puis à Bobino, à l’Olympia et à la télévision. En 1980, parallèlement à sa carrière sur les planches, il entreprend un travail d’auteur et d’interprète, seul en scène, avec «Pierrot d’Asnières». Ce travail le mènera à la rencontre d’un public francophone dans plusieurs pays, notamment au Québec. Depuis se sont succédé «Avron Big Bang», «Dom Juan 2000», «La Nuit de l’an 2000» (où il a retrouvé ses complices Claude Evrard et Marianne Sergent), «Ma Cour d’honneur», «Rire Fragile», «Mon ami Roger» et «Montaigne, Shakespeare, mon père et moi», sa toute dernière création. «Mon père m’a laissé en héritage "Les Essais" de Montaigne. Ce livre a accompagné sa vie, comme, ensuite, il a accompagné la mienne. Sur la plage de mon enfance, qui est ma première scène de théâtre, j’ai voulu retrouver leurs traces, jouer avec leurs contradictions, leurs mots. J’ai voulu qu’ils rencontrent Shakespeare, qui dans +La Tempête+, a cité +Les Essais+. J’ai voulu le faire librement: comme un cheval lâché, à sauts et à gambades», disait-il en parlant de ce spectacle. Philippe Avron a également été acteur pour le cinéma, notamment dans «Fifi la Plume» d’Albert Lamorice, «Les Fêtes galantes» de René Clair, «Bye, Bye Barbara», avec Michel Deville, et «Les oiseaux, les orphelins et les fous», avec Youraï Yokubisho. (Source AFP) |
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