FICTION
APPASSIONATE
Un film de Toni de Bernardi
Année : 1999
Durée : 95 mn
Version originale sous-titrée.
Couleurs - Format 1,85
ITALIE
Visa 100808

SON DOLBY

NAPLES, fin des années 20.

Dans une salle de cinéma, pendant la projection du film "Amour tragique", Michele s'identifie avce le personnage du film et tue sa femme Gilda qui le trompe avec son meilleur ami. Une fuite désespérée commence...

NAPLES, quartier espagnol, aujourd'hui...
Le destin de 4 femmes.

Chronic'Art - Frank Beauvais   (...) ce film radical et heureux qui n'oublie jamais d'interroger le cinéma et qui, au fil de ses questions, conquiert le spectateur en dialoguant avec sa sensibilité autant qu'avec son intellect.

Les Inrockuptibles - Vincent Ostria  
De Bernardi élabore une forme savante à partir d'un matériau éminemment populaire (...). Appassionate, ou une nouvelle proposition de cinéma en-chanté.

Première - Virginie Apiou  
(...) un film documentaire sur les mille et une vies de Napolitains aux prises avec l’amour. Il n’y a pas réellement de fil conducteur. C’est ce qui pourra lasser ceux qui ne sont pas des fans absolus des récits tragiques à l’italienne.

Urbuz.com - Vincent Malausa   
C’est toute la force de ce film que de rendre, par la beauté simple de ses procédés (...), une vision épurée et dénuée de toute complaisance esthétique ou historique.

Violence et passion. Il n’existe peut-être plus en Italie d’auteurs de films aptes à fédérer cinéphiles et grand public, mais il y subsiste maints artistes talentueux à défaut d’être populaires. Tel Tonino De Bernardi, qui a ouvré dans le domaine du court métrage d’avant-garde dès les années soixante, puis s’est enfin lancé dans le long en 1994. En soi, Appassionate n’est pas aride ni intellectuel, mais sa construction peut déconcerter. C’est que, au lieu de narrer une histoire linéaire, De Bernardi livre une série de scènes de genre entrecroisées et discontinues, ayant trait aux excès de la passion, voire au crime d’amour. En gros, le film confronte les destinées parallèles, forcément tragiques, de quatre femmes qui se côtoient dans le quartier espagnol de Naples : Pina, ses filles Rosa et Caterina, et une prostituée, Maria Maddalena. Mais on ne connaîtra que des bribes de ces existences brisées car l’essentiel pour le cinéaste est de conformer la vie de ses héroïnes aux chansons populaires qui ponctuent constamment la narration, voire en tiennent lieu, entonnées dans les rues soit par d’authentiques musiciens du cru, soit par les actrices elles-mêmes. Il en résulte une sorte d’encyclopédie de la chanson napolitaine, mise en situation dans les rues mêmes de la capitale du Sud, dans des lieux peuplés et pittoresques que le cinéma ne daigne guère nous montrer habituellement. C’est cette dimension proche du documentaire - émaillé par des saynètes théâtrales - qui fait tout le charme de ce drame musical (ou mélodrame) pas comme les autres.

L'Humanité - Vincent Ostria

 



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